À la une Editorial

Les 21 millions de dollars et la raison d’Etat ?

Depuis l’annonce par les médias de la disparition des 21 millions de dollars de la banque centrale, les autorités guinéennes sont dans l’embarras. D’ailleurs, aucune voix officielle n’est venue apporter des clarifications dans cette rocambolesque affaire. Il faut dire qu’il est difficile de trouver les arguments pour expliquer voire défendre une situation aussi délicate. La disparition de ce faramineux montant intervient alors que le pays tire le diable par la queue.

L’opposition n’a d’ailleurs pas manqué de se saisir de l’affaire. Le premier à lancer l’hostilité fut Monsieur Sidya Touré, président de l’Union des Forces Républicaines (UFR). Monsieur Touré a cru, à la parution de cette information à « une blague ». Sur les réseaux sociaux, les récriminations des partisans de l’opposition pleuvent. Ce déferlement de critique risque de se perpétuer tant que les autorités n’apporteront pas une explication plausible.

Des raisons d’Etat

Justement les autorités guinéennes commencent à distiller des explications subtiles. En coulisse il se murmure que l’argent n’est pas détourné ni perdu mais qu’il sert à financer des opérations confidentielles au bénéfice de l’Etat et de la nation. En essayant d’opposer le sceau de la raison d’Etat et de la confidentialité, le gouvernement cherche à étouffer une affaire embarrassante. Cette explication se heurte toutefois à une évidence simple. En effet, comment expliquer la disparition d’un tel montant pour des raisons d’Etat alors que le pays n’est pas en guerre. Il n’y aucune raison urgente à même de convaincre les citoyens sur l’utilisation de et argent dans une affaire confidentielle. Le gouvernement doit apporter des explications sérieuses, de nature à fonder la conviction du peuple au risque d’exacerber la colère des Guinéens meurtris par les difficultés de la vie de tous les jours.

La Rédaction

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