Actu

Plusieurs morts dans un accident à Conakry

Les accidents de la voie publique sont devenus récurrents dans le pays. Il ne se passe une semaine sans qu’un accident à gravité variable ne se produise sur les routes guinéennes. Le dernier en date a eu lieu ce samedi 21 avril sur la transversale reliant les quartiers d’Enco-5 et Sangoyah dans la capitale Conakry.

L’accident a provoqué un énorme carambolage. Un camion a manifestement perdu son système de freinage alors qu’il abordait la descente dans le sens Enco-5 vers Sangoyah. Dans sa folle lancée, l’engin qui transportait du sable a percuté plusieurs autres voitures. L’accident s’est produit aux alentours de 22 heures et a provoqué la mort de quatre personnes dont un bébé.

Les accidents de la voie publique sont à l’origine des milliers de victimes par an dans le pays. Ils sont dus à plusieurs facteurs. Aux nombres desquels il y a le mauvais état des routes, le manque de système de régulation routière fiable, le non respect du code de la route et surtout l’état du parc automobile très vieillissant. A ces facteurs accidentogènes s’ajoute la mauvaise formation des conducteurs, des usagers et autres chauffeurs. Le manque de périmètre de sécurité au bord des routes a aussi son impact sur le nombre des victimes. En effet, à Conakry, les commerces et autres vendeurs ambulants sont quasiment au bord des routes. Certains vendeurs ambulants exercent en pleine voie et en pleine circulation.

Les autorités ne semblent pas vouloir prendre des mesures pour assurer la sécurité routière dans le pays. Le laxisme des agents de contrôle de la circulation routière est manifeste. Le manque de système de signalisation est criant.

Les conséquences économiques et sanitaires sont très lourdes pour le pays. Ces accidents en dehors du taux élevé de mortalité qu’ils entrainent, sont aussi à l’origine d’une morbidité conséquente. Tous ces éléments entrainent des conséquences économiques lourdes pour le pays, les familles et les victimes. Ces conséquences sont d’autant difficiles à supporter lorsque l’on sait que le système de santé dans le pays est en piteux état.

L’Etat doit prendre des mesures draconiennes afin d’organiser et de réguler la circulation routière dans le pays. Il revient à la puissance publique de mettre en œuvre des mesures coercitives pour assurer une bonne formation des usagers (chauffeurs professionnels et personnels), la mise en place d’un système de signalisation efficace, la formation et la sensibilisation des agents de régulation routière et la mise en place d’un périmètre de sécurité aux abords des routes.

La Rédaction.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *