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COVID-19 GUINEE : Pourquoi il faut encourager et même soutenir l’ANSS

L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire (ANSS) est un établissement public à caractère administratif créée en juillet 2016 et sous tutelle du Ministère de la Santé. Elle a la responsabilité de la mise en œuvre des orientations stratégiques du ministère en matière de sécurité sanitaire (Site ANSS).

L’ANSS est un établissement, comme elle se définit « à caractère administratif ». A ce titre elle est l’incarnation de l’action de l’Etat en matière de sécurité sanitaire. C’est dans ce cadre qu’elle est au front, tan bien que mal, dans la bataille contre le COVID-19, depuis l’apparition des premiers cas dans le pays.

L’ANSS qui agit avec des moyens très limités fait face une crise sanitaire d’envergure internationale et qui fait des ravages à travers le monde. Plus de deux millions de personnes ont été infectées par le Sars-CoV-2 (Coronavirus). Le nombre de victimes a dépassé la barre symbolique de deux cent milles personnes. C’est donc une crise sanitaire d’un niveau de gravité extrême qui tenaille tous les pays.

Les modalités de prise en charge et la gestion de la crise par l’ANSS sont jugées, appréciées et interprétées diversement. Les avis oscillent entre les critiques « aveugles » et l’admiration « complaisante ».

En cette période critique que traverse le pays et au regard de la gravité de la situation, nous avons fait le pari assumé d’appeler les Guinéens à soutenir, aider et accompagner, l’ANSS dans son action. Il ne faut pas que les Guinéens se trompent de moment ni de jugement. L’heure n’est pas au bilan ni au dénigrement absurde. Le jour du jugement arrivera et inéluctablement.

L’urgence du moment appelle à l’action et à la mobilisation de toutes les forces positives du pays pour sauver des vies et protéger les Guinéens. Le moment venu, à la fin de la crise sanitaire, il sera question de procéder à une lecture critique des actions des uns et des autres et de l’Etat en particulier.

Nous entendons bien les critiques sur la non capitalisation de l’expérience de la gestion de la crise de l’épidémie d’Ebola que le pays a connu il y a quelques années. Nous comprenons ceux qui s’interrogent sur la disparation et la volatilisation des moyens matériels et logistiques octroyés à l’époque (pas si lointain) par certains pays et les organisations internationale.

Seulement, les fait sont là et l’évidence avec : tous ces moyens ont disparu. Les critiques ne le feront pas revenir pour sauver des vies à l’immédiat.

Nous entendons également ceux qui estiment, et c’est vrai, que l’expérience opérationnelle, méthodologique, scientifique, médicale… ne constitue pas un ressort dans la bataille actuelle contre le Sars-CoV-2. Là également l’évidence est là devant nos yeux. Cette expérience non (rationnalisée, écrite, sauvegardée, archivée, « procédurée » …) ne peut servir de base de lutte face à l’urgence de survie immédiate.

Le pays fait face, comme tous les pays du monde, à une crise d’un niveau de gravité extrême et exceptionnelle. Il faut tout reconstruire, repartir de quelque part et même de nulle part pour bâtir face à l’urgence du moment des moyens (matériels et humains), opérationnels, médico-scientifique à mêmes, encore une fois, de « sauver des vies ».

Pour sauver des vies et protéger les Guinéens nous appelons à encourager, soutenir, aider l’ANSS dans son action de combat et de salut public par toute action idoine et adaptée aux nécessités du moment.

Le moment venu nous serons les premiers et certainement les plus virulents dans la critique de l’action de l’Etat dans son ensemble.

Nous assumons pleinement cet appel.

PS : nous n’avons aucun lien avec l’ANSS mais tous les liens avec la GUINEE et le peuple de GUINEE. Et l’essentiel est là, pas ailleurs.

C’est notre parti pris !

La Rédaction

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