Editorial

Guinée : l’UFDG et Cellou Dalein Diallo menacent !

Le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Monsieur Cellou Dalein Diallo a annoncé son intention de rependre les manifestations de rue. Monsieur Diallo avait, il faut le rappeler, mis fin provisoirement à ces manifestations après sa rencontre début avril avec le président Alpha Condé. Le chef de l’Etat avait alors mandaté le comité de suivi du dialogue politique d’examiner les moyens susceptibles de satisfaire les revendications de l’opposition afférentes aux résultats de l’élection municipale de février.

Comité de suivi en manque de volonté :  

Le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, justifie l’éventuelle reprise des marches politiques par un manque de volonté de la part du comité de suivi. Selon Monsieur Diallo « il n’y a pas de volonté réelle au niveau du comité de suivi pour trouver des solutions aux problèmes concrets posés par l’UFDG ». L’UFDG qui dénonce des fraudes massives lors de la consultation municipale de février, revendique un rééquilibrage en sa faveur des résultats dans certains circonscriptions. Le comité de suivi a la responsabilité de trouver des solutions qui permettent un consensus de nature à satisfaire toutes les parties.   

Ultimatum :

Monsieur Diallo a lancé un ultimatum au comité de suivi. Il a en effet affirmé que « si au cours de la semaine qui commence lundi, nous nous voyons rien, alors il faut que vous soyez prêts à reprendre les manifestations de rue pour exiger le respect de la vérité des urnes ». Cet ultimatum laisse entendre une reprise des marches à la fin de la semaine prochaine. Il ne reste plus qu’à espérer que d’ici là, le comité de suivi aura trouvé la bonne parade qui contentera toutes les parties.

Appel à la mobilisation :

L’UFDG bat le rappel des troupes et se prépare à des manifestations massives. Monsieur Diallo a ainsi demandé à ses partisans de se tenir prêts à aller au charbon « Si d’ici la semaine qui va commencer lundi, il n’y a aucun progrès, soyez prêts et mobilisés pour reprendre la rue parce que c’est un droit constitutionnel ». La Guinée risque de replonger dans des heurts et des violences qui paralyseraient la vie économique et sociale du pays. Les manifestations de ces dernières semaines avaient fait plusieurs victimes civiles. C’est donc avec angoisse que les Guinéens appréhendent la probable reprise des marches politiques de l’opposition.

La rédaction.

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